Composer avec ses « Etats du moi »

Composer avec ses « Etats du moi »

Composer avec ses « Etats du moi »

Ils sont plus d’un million deux cent mille jeunes à composer cette semaine sur des sujets divers et variés en vue de réussir leur baccalauréat général ou technologique ou professionnel. Quels « Etats du moi » auront-ils – sans doute inconsciemment – convoqués ?
Les « Etats du moi » ont été définis par Eric Berne, père fondateur de l’analyse transactionnelle comme « un ensemble cohérent de pensées et de ressentis, manifesté par des comportements différents ».

https://www.ifat-asso.org/concepts-base/#les-états-du-moi

Combien, parmi eux, auront mobilisé leur « Enfant Adapté Soumis » ? Cet « Etat du moi » qui peut les conduire à donner « LA » réponse que le correcteur attend. Mais comment savoir précisément ce qu’un correcteur attend ? Qui plus est en philosophie où le « sujet pensant » est invité à penser par lui-même tout en convoquant son savoir afin de le mobiliser au service d’un argumentaire construit.

D’autres auront peut-être activé leur « Enfant Rebelle » ? Bien décidés à se positionner « contre » ce qui est attendu ou à ne pas tenir compte des conseils répétés des professeurs parce que, après tout, on va voir ce qu’on va voir ! Il y aura bien un « Parent normatif » négatif qui va venir en « sermonner » quelques uns avec ce type de message mental parasitant « tu vois, si tu avais mieux fait tes fiches de révisions, tu te souviendrais de telle ou telle connaissance ». Etc, etc…

Nous sommes tous en permanence traversés par ces « Etats du moi » ; les vaillants candidats au « bac » session 2018 le sont donc aussi et ils vont devoir composer avec !! Et composer avec ses « Etats du moi » peut rendre harmonieuses leurs pensée et rédaction. Convoquer son « Parent nourricier » pendant une épreuve aide à prendre soin de ses besoins, exemple : faire une pause dans la réflexion, boire une gorgée d’eau. Solliciter son « Parent normatif » va les aider à ne pas oublier d’aérer le texte, de souligner, de se relire pour corriger les éventuelles fautes demeurées ici ou là.

Avec un « Adulte » aux commandes, les candidats vont mobiliser tout leur savoir au profit de la question à traiter, analyser ce qu’il est bon de mentionner, distinguer l’utile du superflu, choisir entre des formules pour ne retenir que la plus pertinente…

Et qu’ils convoquent leur « Enfant libre », celui-là même qui, enfants en bas âge, les faisait créer tant et plus sans se censurer !! Qu’ils le convoquent sans détour à des fins créatrices. » Qu’ils libèrent leur potentiel d’inventivité, d’imagination, pour qu’avant de surprendre le correcteur, ils s’étonnent déjà eux-mêmes et qu’ils se fassent plaisir !!

Laurence PARIS

Juin 2018

Laurence