J – 50 avant les épreuves du baccalauréat…

J – 50 avant les épreuves du baccalauréat…

J – 50 avant les épreuves du baccalauréat…

Le compte à rebours est lancé… ou PAS ! Tout dépend si vous plutôt du genre « tortue » ou « lièvre »…
Que Monsieur de La Fontaine me permette de lui emprunter ces vers pour savoir si comme la tortue vous vous « hâtez avec lenteur » ou si, plus proche du lièvre, « vous vous amusez à toute autre chose ».

Peut-être n’en est-il rien et peut-être les apparences sont-elles trompeuses ?!

Car j’en connais qui sont inquiets de ne pouvoir « se déclencher » pour démarrer leurs révisions ; tourmentés à l’idée de « s’attaquer » à la tâche qui peut leur paraître insurmontable, gigantesque, titanesque…

Je vous entends d’ici vous répéter chaque soir « c’est sûr, demain, je m’y mets ! » et le lendemain venu, vous n’y parvenez pas ! Je sais que vous désespérez car vous culpabilisez de ne pas vous mettre au travail, à la tâche devrais-je dire !!

Je fais l’hypothèse que le driver* opérant sous stress est « sois parfait.e. » ! Un exemple pour éclairer mon propos : je m’apprête à réviser et là je me dis « pour faire mes fiches, je dois avoir tel modèle de support et puis il me faut des surligneurs de différentes couleurs que je n’ai pas et je dois utiliser une seule fiche par cours donc je dois synthétiser sans rien oublier et bien noter tout ce qui est important, etc, etc… » et là c’est le découragement et je ne fais pas au risque de mal faire au regard de mes exigences élevées !!

Mais je sais que d’autres ont commencé et ont déjà passé beaucoup d’heures à reprendre le programme de toutes les disciplines et qui, chaque matin, se disent qu’ils/elles ne vont pas y arriver, que « de toute façon, ils/elles ont tout oublié »… Alors vous relisez, revoyez, reprenez… Cette attitude ressemble à celle qu’adoptent les profils « fais effort » : toujours plus… de travail, de temps, d’efforts pour finalement vous essouffler !

Alors l’inquiétude grandit, le stress augmente, la tension monte. Les relations avec les parents peuvent se compliquer, l’inquiétude pouvant les gagner eux-aussi…

Puis ce sont les manifestations corporelles qui apparaissent : difficultés d’endormissement, maux de tête ou de ventre, manque d’appétit ou au contraire, attitudes « boulimiques » et j’en passe…
Ben oui, le corps s’exprime… et c’est tant mieux car il vous alerte !

OK – STOP !!! Il est temps de prendre une R E S P I R A T I O N pour aborder la situation avec calme, réflexion, distance et adopter LA méthode qui VOUS convienne !

Que pouvez-vous faire pour sortir de cette spirale « infernale » ?

Voici quelques pistes à explorer, à tester… en pensant qu’il est encore TEMPS pour vous y mettre !

  1. Demandez-vous ce qui vous motive à avoir votre « bac » et quels sont les enjeux associés ?
    Retrouver le sens de ce pourquoi on fait les choses est aidant quand on a l’impression de « naviguer à vue ».
  2. Faites le point sur ce que vous avez besoin de réviser. Vous avez des connaissances, c’est certain – c’est la peur de ne plus savoir qui vous fait tout reprendre.
    Prendre le temps de cerner vos besoins va vous permettre d’identifier vos priorités.
  3. Identifiez votre type de mémoire opérationnelle. Vous mémorisez mieux en écoutant, en lisant ou en écrivant ?
    Connaître votre fonctionnement vous évitera de faire des fiches si vous êtes plutôt auditif, par exemple, car le « retour sur investissement » risque d’être négatif.
  4. Et si vous mettiez un peu de joie et de plaisir dans vos révisions ? Choisissez un lieu dans lequel vous vous sentez bien, invitez des ami.e.s et laissez libre cours à votre créativité pour inventer des « trucs » ludiques qui seront efficaces et pertinents.
    Se donner la permission de « faire autrement », d’expérimenter d’autres pistes, de tester, c’est devenir l’artiste de votre future oeuvre !

Je vous crois tout à fait en capacité de vous organiser mais si toutefois ça ne suffisait pas… alors je vous invite à… DEMANDER de l’aide.

Bon courage !!

Laurence PARIS
consultante en éducation

*driver : en analyse transactionnelle, « le driver est une force qui nous pousse malgré nous, hors de notre conscience, dans de nombreux moments de notre vie quotidienne »
Extrait du Grand livre de l’analyse transactionnelle de F. Brécard et L. Hawkes

Laurence