“Pour” ou “Contre” les devoirs pendant les vacances d’été ?

“Pour” ou “Contre” les devoirs pendant les vacances d’été ?

Cet article fait suite au sondage posté sur cette même page il y a une semaine.

La lecture de vos retours et commentaires m’amènent tout d’abord à un constat : à l’unanimité, vous avez répondu autour de la question des devoirs en référence aux travaux scolaires. Une des acceptions du mot de devoir – extraite du dictionnaire Larousse – est celle-ci : “Travail, exercice d’écolier qui se fait par écrit et en dehors des cours : Des devoirs de vacances.” Il en existe d’autres, par exemple : “Obligation particulière imposée par la morale, la loi, un règlement, les conventions sociales, etc. ; tâche à accomplir ; responsabilité, charge”. Il est intéressant de noter comment notre cerveau, mu par les habitudes, représentation, croyances… nous fait réagir dans une direction oubliant que d’autres options peuvent exister…

Je vous partage, maintenant, mon point de vue sur la question des “devoirs de vacances” puisque je visais bel et bien cette thématique.

Je suis POUR !!

Sous certaines conditions toutefois : si vos enfants vous réclament les “traditionnels” cahiers qui envahissement les rayons des grandes surfaces bien avant que ne cessent les cours en juin, parce qu’ils aiment ça et que ça les amuse !

Je suis surtout favorable à des activités permettant aux enfants et aux jeunes de maintenir leur cerveau en éveil pendant les quelques semaines d’été sans école ; et en la matière, je vous invite à libérer TOUTE votre CRÉATIVITÉ afin de leur proposer de l’inhabituel, de l’inattendu… qui les rendent responsables tout en les amusant. Un exemple : proposez-leur d’être le GO (pour les ados) du pique-nique géant que vous organisez entre amis ou en famille ! A eux de préparer les invitations, de réaliser le rétro-planning des tâches à organiser, de faire l’itinéraire pour se rendre au lieu de RDV…. Autre exemple pour les plus jeunes : proposez-leur d’être le “reporter” de vos vacances avec clichés à l’appui, articles sur les “faits divers” estivaux, illustrations des lieux visités… Il y a tant de possibilités, lâchez-vous !

Vous l’aurez compris, je suis “CONTRE” les exercices scolaires classiques tels qu’ils sont proposés en classe. Il y a un temps pour tout et celui des vacances permet des apprentissages différents – tout aussi enrichissants – c’est aussi le temps des lectures divertissantes (le dépliant publicitaire de la prochaine visite fait très bien l’affaire) – le temps des activités physiques de plein air, des jeux en famille qui activent le lien aux autres et rappellent que nous évoluons dans des systèmes dotés de cadre de fonctionnement et enfin de temps du “farniente” – fare niente – en italien qui veut dire : NE RIEN FAIRE ! Juste être là, présent au moment sans aucun autre objectif…

Je sais que le sujet divise – particulièrement en famille – et c’est tant mieux. Vous êtes en désaccord sur cette question à la maison ? Profitez-en pour mener un débat argumenté, ça aussi, c’est un excellent exercice pour vos enfants…

Sur ce, bel été à vous !!

Laurence PARIS

Juillet 2018

“Qui veut faire le bonheur des autres a déjà fait le sien.” Proverbe chinois

“Qui veut faire le bonheur des autres a déjà fait le sien.” Proverbe chinois

J’ai lu cette phrase hier sur un de ces petits papiers que l’on découvre dans les papillotes !! Et j’ai eu envie d’écrire ces quelques lignes et de vous les partager.

Il me semble que faire le bonheur des autres a toujours été parmi mes quêtes. Savais-je moi-même ce qu’était le bonheur ? L’avais-je suffisamment éprouvé pour prétendre le connaître et être en capacité de le “faire” pour les autres, à commencer par mes proches ? Bien-sûr que je voulais leur bonheur mais qui étais-je pour savoir quelle forme, quelle tonalité, quelle saveur, quelle consistance avait le bonheur selon eux ? Les avais-je questionné à ce sujet ? Avais-je consacré assez de temps à observer ce qui les mettait en “état de bonheur” ? Et si j’avais seulement eu envie de “faire plaisir” ?

Je crois aujourd’hui que “faire le bonheur des autres” est sans doute présomptueux. Je continue à souhaiter que chacune et chacun approche le bonheur, le ressente et le vive ! Les années passant, les expériences se succédant, la vie se déroulant, j’ai d’abord appris que le bonheur est intérieur avant de le ressentir et surtout de l’accueillir. Car accueillir le bonheur n’est peut-être pas aussi naturel qu’on pourrait le penser…

Alors j’invite chaque être humain à d’abord oeuvrer pour son propre bonheur ; à le vivre ; à l’intégrer pleinement ; à ressentir sa chaleur, sa douceur, sa légèreté, sa consistance… mais aussi sa fragilité, sa vulnérabilité, sa fugacité, sa versatilité… Qui connaît le bonheur en connaît – probablement – sa délicate appréhension et découvre ainsi combien il peut être illusoire de penser pouvoir faire celui des autres, non ?

L’humilité est peut-être le premier pas pour “qui veut faire le bonheur des autres” ?

Laurence PARIS

Décembre 2017